La motivation est souvent présentée comme un moteur indispensable.
Sans elle, rien ne serait possible.
Sans elle, on serait condamné à l’immobilisme.
Cette idée est profondément ancrée.
Elle nourrit beaucoup d’espoirs… et énormément de culpabilité quand la motivation n’est pas au rendez-vous.
En réalité, la motivation n’est ni constante, ni fiable.
Elle fluctue, disparaît, revient parfois, sans prévenir.
Cet article propose de regarder cette notion autrement.
Non pas pour la rejeter, mais pour sortir du mythe qui consiste à croire qu’il faudrait être motivé en permanence pour avancer.
Pourquoi la motivation est une base instable
La motivation dépend de nombreux facteurs sur lesquels on a peu de contrôle.
Le sommeil, l’état émotionnel, la fatigue, le contexte, les imprévus.
Elle peut être forte un jour, absente le lendemain, sans que cela ne dise quoi que ce soit de la valeur d’une personne ou de sa capacité à avancer.
S’appuyer uniquement sur la motivation revient à construire sur un sol mouvant.
Quand elle est là, tout semble possible.
Quand elle disparaît, tout s’arrête.
Ce fonctionnement crée des cycles épuisants :
des phases d’élan suivies de longues périodes de découragement.
Comprendre que la motivation est instable permet déjà de relâcher une pression inutile.
Ce n’est pas un défaut personnel, mais une caractéristique humaine.
Ce qui permet d’avancer quand la motivation n’est plus là
Quand la motivation disparaît, ce qui permet d’avancer n’est pas un sursaut de volonté.
C’est souvent quelque chose de plus discret, mais plus stable.
Avancer devient possible quand l’action n’est plus conditionnée à l’envie.
Quand elle repose sur des gestes simples, connus, presque automatiques.
Ces actions ne demandent pas d’élan particulier.
Elles demandent surtout de la clarté et un minimum de continuité.
C’est ce socle discret qui permet de rester en mouvement quand l’énergie fluctue.
Non pas en forçant, mais en réduisant le coût mental de chaque pas.
Avec le temps, cette manière d’avancer crée une base plus fiable que la motivation seule.
Une base qui tient même quand l’envie n’est pas là.
Pourquoi la motivation revient souvent après l’action, pas avant
Contrairement à une idée répandue, la motivation précède rarement l’action.
Elle apparaît souvent après, quand quelque chose a déjà commencé à bouger.
Un premier pas, même minime, crée une légère rupture dans l’inertie.
Cette rupture suffit parfois à faire émerger un peu d’énergie, un peu de clarté.
L’action donne un signal différent au corps et à l’esprit.
Elle montre que le mouvement est possible, même sans élan initial.
Attendre la motivation avant d’agir revient souvent à attendre un état qui ne viendra pas.
Agir doucement, sans pression, permet au contraire de laisser la motivation revenir naturellement, quand elle le peut.
Sortir du mythe pour avancer plus sereinement
Croire qu’il faut être motivé en permanence pour avancer crée une pression inutile.
Cette pression fatigue, décourage et éloigne de toute continuité.
Accepter que la motivation fluctue permet de construire autrement.
Sur des bases plus stables, plus humaines.
Avancer ne dépend pas d’un élan constant.
Cela dépend surtout de la capacité à continuer, même quand l’envie n’est pas là.
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